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Anahatâ, le cœur subtil

Mis à jour : mars 3


Anahatâ en sanskrit signifie "souffle non frappé", le son du royaume céleste.


"Le nom de ce chakra signifie l'état de fraîcheur qui apparaît lorsque nous sommes capables de nous détacher et de regarder les expériences de vie différentes et apparemment contradictoires avec un état d'ouverture (expansion). Dans notre état ordinaire, nous ne sommes pas habitués à l'effet produit par la confrontation des deux forces opposées. Au niveau de Anahata chakra apparaît la possibilité d'intégrer les deux forces opposées et d'obtenir l'effet (le son, dans ce cas), sans que les deux forces soient confrontées (sans toucher des deux parties). Cette énergie est propre à la coopération et à l'intégration, qui apporte la paix et une nouvelle perspective dans un monde qui, jusqu'à ce niveau (en ne considérant que les énergies propres aux trois premiers centres de force: Muladhara, Swasdhistana et Manipura) n'était fait que d'un confrontation plus ou moins consciente entre des forces opposées. Le nom Anahata suggère, en fait, l'effet synergique de l'interaction des énergies à ce niveau. Anahata" (qaz.wiki)


Son symbole comporte une étoile, un triangle pointant vers le bas, un autre pointant vers le haut, le lieu de rencontre du divin et du soi, de l'éternel et du limité, de la nature et de la conscience.

Le triangle pointe en bas est le principe Shiva, qui indique la descente de la conscience dans le vivant, alors que le triangle pointe en haut est la Shakti, le principe de manifestation de l'énergie, la nature, le vivant. L'un n'existe pas sans l'autre.

Le chakra du cœur réside à l'intersection de ces deux principes, espace d'unité et de paix, danse cosmique éternelle de Shiva Shakti.


Anahatâ est le point d’équilibre entre les trois chakras inférieurs, en lien avec le corps physiques, et les trois chakras supérieurs, rattachés à l’esprit. Il est le point de jonction entre l'horizontal et le vertical, entre la terre et le ciel, entre le monde matériel et le monde spirituel.


Ce centre est en relation avec le souffle (son élément est l'air) et avec le sens du touché. Il est intéressant de constater que sans le sens du touché, les autres sens n'existent pas. Il est impossible de sentir sans le sens du touché, il est impossible de goûter sans le sens du touché, il est impossible d'entendre sans le sens du touché, il est impossible de voir sans le sens du touché.


HRIDAYA, LE COEUR SPIRITUEL



"Hridaya" est un mot sanscrit qui peut être interprété comme «cœur spirituel». Il se traduit plus littéralement à partir de ses mots racines par "hri", qui signifie «donner», "da", qui signifie «prendre», et "ya" de l'igname, qui signifie «équilibre». Par conséquent, le hridaya est «ce qui donne et prend dans un équilibre parfait». De la même manière que le cœur physique le fait avec le flux sanguin, le hridaya est le centre pour donner et prendre au niveau spirituel.


Un centre du cœur harmonieux permet une homéostasie générale, sur tous les plans de l'être. Des perturbations émotionnelles qui ne sont pas digérées auront tendance à se cristalliser, et de ce fait vont engendrer des perturbations sur les plans, physiologique, psychique, mental. Le centre du cœur est le lieu de l'ego autant que de l'intuition, le lieu des conditionnements autant que de la grandeur de l'être. C'est à partir de cet espace que se jouent nos comportements, nos attractions, nos répulsions.

Quand la roue du cœur est équilibrée et en paix, on accède à une autre forme d'intelligence, à une autre conscience de soi-même et du monde, on accède à l'intuition, on accède à Hridaya. Pour cela, il faut que cet espace du cœur soit suffisamment clair, qu'il n'y ait pas trop de réactivité ou d'hypersensibilité.


C'est le centre le plus important dans la pratique du yoga, car bien que l'on puisse être techniquement parfait dans les postures, les pranayamas, etc, s'il n'y a pas le lien au cœur, à l'être, le yoga devient alors un simple exercice dénué d'âme, et la personne, un(e) simple exécutant(e) sans profondeur.


Etre relié au cœur, c'est accéder à une vision de soi-même et de la vie élargie, en lien avec l'univers. Etre relié au cœur , c'est entrer dans la détente profonde, dans le lâcher-prise, c'est se relier à un espace de non-contrôle et d'acceptation, un espace de non réactivité permettant d'agir à partir d'un espace de neutralité bienveillante.


Le cœur est sans limite, il contient tout, il est cet espace d'ouverture qui apporte liberté, joie, amour, quand il est équilibré et en paix.



PRATIQUE POUR OUVRIR ET EQUILIBRER LE CENTRE COEUR


GOMUKHASANA, LA POSTURE DE LA TÊTE DE VACHE





On peut prendre différentes assises, en simple tailleur, en lotus, en vajrasana (posture du diamant à genoux sur les talons), ou en gorakshasana (cf photo). Les yeux sont de préférence fermés pour mieux s'intérioriser, le regard intérieur comme fixé sur un vaste horizon. La colonne est droite et souple à la fois, le corps reste détendu. Vous pouvez également amener un léger mulabandhâ si vous êtes habitués.


Sur une inspiration, amenez les deux bras à l'horizontal. Sur une expiration, pliez le bras droit et amenez les mains entre les omoplates, coude pointé vers le ciel, en même temps pliez le bras gauche et crochetez la main gauche avec la main droite, coude pointé vers la terre.

Amenez le bras levé le plus près possible de la tête, et le bras d’en bas dans l’alignement.

Si vous êtes très souple, vous pouvez attraper les poignets opposés.

Si vous manquez de souplesse, vous pouvez alors utiliser un lien (sangle, ceinture, foulard)


Une fois dans la posture, vous pouvez simplement allonger les souffles avec la sensation du va et vient de la respiration dans toute la poitrine et au-delà, ou bien insérer une rétention à plein à la fin de l'inspiration, et sentir dans cette rétention l'expansion du souffle et de l'énergie du cœur qui continue à se dilater dans l'espace du cœur sans limite, permettant une sensation d'ouverture de plus en plus grande.


Veillez à détendre les épaules et à rester le plus possible dans la détente, la posture ne doit pas être forcée. C'est toujours une recherche de l'équilibre entre effort et non effort.


On reste au minimum 3 minutes dans la posture, puis on change de côté.


A la fin, vous pouvez prendre la posture du foetus et tout relâcher, ou bien vous mettre en assise et observer les sensations, les vibrations, l'espace sans limite.


OM SHANTI OM




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